Coussoul ras autour de la bergerie des Généraux © G. Paulus - CEEP
Milieu unique
Rude… mais fragile
Le coussoul est un milieu très contraignant. Entre la dent des troupeaux, la sécheresse estivale et le mistral, la vie des plantes y est une lutte perpétuelle. Paradoxalement, ce milieu forgé par des conditions extrêmes est d’une grande fragilité : une fois détruit, il ne se reconstitue pas
Coussoul au printemps © A. Wolff - CEEPOrdinaire... mais exceptionnel
Le coussoul abrite peu de plantes rares ou menacées. Par contre, l’association des plantes qui le constituent en fait une communauté végétale unique au monde. Comme toutes les pelouses sèches méditerranéennes, elle est protégée au titre de la Directive Européenne sur les Habitats (Natura 2000).
Vue par satellite, le coussoul (en clair) apparaît comme une mosaïque de fin (en jaune) et de grossier (en vert) © CEEPUne monotonie qui cache bien son jeu
Là où l’œil novice ne voit qu’une étendue uniforme et infinie de galets, se cache en réalité une incroyable diversité de milieux. Malgré son apparente homogénéité, la végétation du coussoul varie beaucoup en fonction de la pression de pâturage. Autour des bergeries et des puits, où les troupeaux se tiennent fréquemment, l’herbe est rase et riche (“fine”, selon les bergers). Par contre, aux limites des places de pâturage peu fréquentées par les troupeaux, pousse une végétation haute et plus pauvre, le “grossier”. La végétation varie également entre les places de pâturage : selon les habitudes et les contraintes des éleveurs, la pression pastorale peut y être plus ou moins forte.
Les 4 saisons du coussoul
Au printemps, l’herbe est généralement abondante. La Crau prend alors uniformément des couleurs de vert tendre. Les brebis s’y “espandissent” volontiers. En été, la végétation se dessèche rapidement. Il est alors grand temps de rejoindre les alpages. En automne, l’herbe repousse abondamment dès les premières pluies. En hiver, la végétation est desséchée. Le “grossier” constitue alors le fonds d’une maigre ressource fourragère.
Le coussoul à différentes saisons © A. Wolff - CEEP